

La première étape consiste à recenser chaque risque selon trois composantes : l'objet de risque concerné, le péril qui le menace et la conséquence potentielle sur l'activité.
Chaque risque identifié est ensuite coté en croisant sa fréquence de survenance et sa gravité. Le produit de ces deux facteurs détermine sa criticité, ce qui permet de prioriser les actions.
Selon sa criticité, le risque est traité par la prévention et la protection, par le transfert contractuel vers un tiers, ou par l'évitement pur et simple de l'activité qui l'engendre.
Les risques résiduels, qui subsistent après traitement, sont financés selon trois leviers : la rétention (conservation du risque en interne), l'assurance, ou le recours à une captive ou à la réassurance pour les risques importants.
La cartographie des risques prend en compte la fréquence de survenance d'un risque potentiel et ses conséquences (gravité). Les mesures de prévention en place (organisationnelles, techniques, humaines, contractuelles,...) vont pondérer ce risque.
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Ce sont les risques qui pèsent directement sur les biens de l'entreprise : incendie, vol, événements climatiques ou encore malveillance.
Ils recouvrent les risques de mise en cause de la responsabilité de l'entreprise, lorsqu'un tiers engage une recherche en responsabilité à la suite d'un dommage.
Ces risques concernent les personnes qui travaillent dans l'entreprise : accident du travail, maladie professionnelle et plus largement l'atteinte au capital humain.
Au centre de ces trois familles, la perte de revenus représente la conséquence financière commune : quel que soit l'aléa à l'origine du sinistre, c'est la capacité de l'entreprise à générer son chiffre d'affaires qui est menacée.
Il est recommandé de la réviser annuellement ou lors de tout changement significatif dans l'environnement interne ou externe de l'entreprise, afin de garantir sa pertinence et son efficacité.
La responsabilité incombe généralement aux dirigeants, aux responsables des risques ou aux comités dédiés. Cependant, une approche collaborative impliquant divers départements assure une vision complète et une meilleure gestion des risques.
Elle permet de visualiser les menaces qui pèsent sur l'organisation, de prioriser les actions et de renforcer la résilience globale.
On peut s'appuyer sur des matrices de risques, des logiciels spécialisés ou des tableaux de bord pour structurer et suivre les données.
Elle n'est pas obligatoire pour toutes les entreprises, mais devient exigée dans certains contextes : loi Sapin 2 (grandes entreprises), secteurs réglementés (banques, santé), normes ISO, ou marchés publics spécifiques.
Le DUER se concentre uniquement sur les risques de santé et sécurité au travail, tandis que la cartographie des risques couvre l'ensemble des menaces pouvant impacter l'organisation. Les deux démarches sont complémentaires.
Un consultant expert apporte une vision objective, une méthodologie éprouvée, une expertise sectorielle et facilite l'animation des ateliers. Il garantit également la conformité aux exigences réglementaires et aux bonnes pratiques du marché.